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Universiteitsbibliotheek Leiden (bibliothèque Université de Leyde) - Image Riccioli 1633 'La terre comme point immobile de l’univers’

 

L'université Leyde a été créée le 8 février 1575 et est l'université la plus ancienne des Pays-Bas. Willem d'Orange a pris l'initiative de la fondation comme récompense pour opposition et bravoure de la ville contre les assiégeants espagnols dans la lutte des Pays-Bas septentrionaux pour les religions et la liberté de conscience.

L'université Leyde a comme devise Praesidium Libertatis, bastion de la liberté.

Sur le site Web, on trouve: "Le foyer sur la recherche scientifique de la qualité internationale est caractéristique pour le ‘Leidse signatuur’. La recherche et l'enseignement ont été entremêlés étroitement entre eux. La formation académique est une caractéristique essentielle de toutes formations de Leyde. La conservation et le renforcement de la qualité académique authentique élevèrent l'université dans son étendard. Pour cette raison l'université considère la modernisation continue de l'enseignement et du renouvellement dans la recherche comme une tâche permanente."

L'université dispose bien entendu aussi d'une bibliothèque vaste.

Nous montrons cette représentation avec aimable autorisation de la bibliothèque Université de Leyde.
Le site : www.bibliotheek.leidenuniv.nl
L'item: bc.ub.leidenuniv.nl/bc/goedgezien/objectbeschrijvingen/

 

Voorwerp: Prent Riccioli 1633 - ''La terre comme point immobile de l’univers’


 

Dans les temps anciens, on a pensé, sur base de ce que on a vu dans les des écrits de Platon, Aristoteles et Ptolémaïs que la terre était le milieu de l'univers entier et que le soleil, les planètes et toutes étoiles tournaient autour la terre. Ceci a aussi été la conception de l'église catholique. Progressivement, d'autres compréhensions ont surgi, contrecarré par certains. Nicolas Copernic (1473-1543) est considéré comme le fondateur de la théorie héliocentrique. Cette théorie affirme que le soleil se trouve au milieu du système solaire et que les planètes y tournent autour. Dans un premier temps l'église n'a pas pris de position en ce qui concerne cette théorie bien que Copernic ait hésité longtemps du fait de l'objection de l’enseignement de l’époque, de la faire connaître. Galileo Galilée (1564-1610), par ses observations est venu à la même conclusion. Maintenant, l'église a réagi. Les conceptions de Nicolas Copernic (1473-1543) ont été condamnées en 1616, ces travaux ont été mise sur la liste des œuvres interdits. Galilée est paru en 1632 devant un tribunal ecclésiastique. Suite à ceci Galilée a renié ses affirmations et il a été condamné à l'arrêt à domicile tout au long de sa vie.

Le dessin ci-dessous avec le nom divin entièrement en haut, en l'hébreu, doit être considère à la lumière de cette information. Après ces condamnations, le jésuite Giovanni Battista Riccioli (1598-1671) a en effet eu l’ordre en 1633 d’exposer et de défendre l'avis de l'église catholique. Aussi bien son livre 'Almagestum novum' que le frontispice allégorique gravée par F. Curtus rendent plus claire le point de vue.

Nous donnons en bas l'explication du dessin.

 

Giovanni Battista Riccioli, Almagestum novum, astronomiam veterem novamque complectens, observationibus aliorum, et propriis novisque theorematibus, problematibus ac tabulis promotam, in tres tomos distributam [... Tomus primus.] Bononiae, ex typographia haeredis Victorij Benatij, 1651. -- (673 A 12)

 

Explication du dessin :

Les personnes et les éléments suivants ont été représentés :

Le géant Argus : il se trouve à gauche avec un télescope dans sa main gauche. Argus est une personne de la mythologie grecque. Sa caractéristique physique (ses cent yeux) le rend apte pour pratiquer l'astronomie. De lui vient l’expression « considérer quelque chose avec des yeux d’argus ». De sa bouche roulent les mots « Videbo caelos tuos, l'opéra digitor[um] tuor[um] « Quand je contemple tes cieux, ouvrage de tes mains » le psaume 8 le verset 3).

Figure de femme : à droite, possible dame Astronomie. Sa robes et jambières sont parsemés d’étoiles. Sa ceinture a été décorée avec les signes de l’horoscope. Elle prononce les mots de : « Non inclinabitur in saeculum saeculi » (« Elle est a jamais inébranlable » - le psaume 104, verset 5). Ce texte il a été utilisé par ceux qui considérèrent la terre comme un point central immobile. Dans sa main gauche, elle porte un `armillaire', un globe composé des bagues

La balance : place vedette dans l'image. En dessous du bras droite de la femme se trouve « Ponderibus librata suis » (« selon leur propre poids pesé »- Isaïe 40 verset 12), ce qui concerne le contenu de deux plats. A gauche est pesé le système de Copernic (trop légère) à droite celle de Riccioli lui-même, une version amélioré de celle de Tycho Brahe.

Ptolémaïs : l'homme en bas. Dans sa main gauche, il tient Ptolémaïs l'arme de Hieronymus Grimaldi cardinal, prince de Monaco, à qui le livre Riccioli a été dédie. Ptolémaïs a reçus comme texte : Erigor dum corrigor' (je suis mis en hauteur, pendant que je suis corrigé).

La main de dieu se voit en dessous de son nom dans un écliptique. Près de ses doigts, se trouve : « numerus, mensura, pondus » (nombre, mesure, poids) - les trois désignations avec lesquelles on définit quelque chose.

Le soleil et planètes : à gauche de la main de dieu sont représentés des figures ailées d’enfants potelés (putti). Ils sont représentés avec le soleil, avec Mercures, Venus et Mars qui tourner autour du soleil. Ils ont été représentés à droite avec la lune, Jupiter (avec ses quatre satellites), Saturnes (avec ses anneaux), et une comète. Le proverbe qui s’associé ici est le verset 3 du psaume 18 (19): `Dies diei eructat verbum, et nox nocti indicat scientiam' « Le jour crie au jour la louange, la nuit l’apprend à la nuit » Ceci correspond avec la représentation symbolique du jour à gauche et de la nuit à droite.

Le nom de dieu : dans le milieu au dessus le tétragramme hébraïque JHWH avec les signes de voyelle massorétique.


Source : le site Web de l'université Leyde. Source de ce site Web: H.A.M. Snelders, ` Van geocentrisch naar heliocentrisch wereldbeeld’, dans: L'astronomie. L'histoire et les compréhensions modernes au sujet de la construction et de l'évolution de l'univers. Utrecht 1984 (= Studium programme général. L'arrière-saison 1984), p. 15-23.

 

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